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Deux berceaux de l’humanité ont été détruits : ce sont la Syrie et l’Irak

Ces deux pays sont ruinés par des années de guerre contre des ennemis d’un nouveau genre : des hordes de terroristes bien organisées qui au fil du temps se sont avérées comme étant des mercenaires de certains pays occidentaux notamment les USA et Israël.

Légende des deux cartes : –Zone grise occupée par Daech

Zone rose sous contrôle du gouvernement syrien ou irakien

Zone verte, zone de désescalade depuis mi-2017 occupée par Al-Qaïda ou l’ASL

Zone jaune occupée par les kurdes

 

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Si on compare les deux cartes ci-dessus, nous constatons une régression des zones occupées par Daech très importante au profit des armées gouvernementales.

Cependant , la zone jaune occupée par les kurdes s’est considérablement agrandie en Syrie. Nous constatons que les forces FDS-Kurdes soutenue par les USA se dirigentt vers Abou Kamal au sud, pour s’emparer de toute la rive est de l’Euphrate très riche en pétrole.

Le rouleau compresseur étatsunien envahit méthodiquement le sol syrien. Tout s’est mis en place avec la destruction de Raqqa. Nous allons en voir les raisons.

 

– Raqqa en ruine : la prochaine capitale d’une « Syrie bis » sans Assad ?

Il aura donc fallu presque un an pour déloger l’Etat islamique de Raqqa, la « capitale » de Daech de son califat autoproclamé. Plus de 30 000 hommes, environ 25 000 Kurdes et 5 000 Arabes, ont été mobilisés dans les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par la « coalition internationale » disont les USA..

Les États-Unis, ont annoncé la « victoire de Raqqa », le 20 octobre 2017, avec un triomphalisme indécent, repris par la grande presse internationale. Une façon de répondre aux accusations de complaisance envers l’État islamiste formulées par les autorités russes, preuves à l’appui, et de faire oublier les responsabilités de Washington dans ce conflit dont l’objectif premier était de détruire l’État syrien et de réserver à Bachar al-Assad le même sort que Kadhafi.

En Syrie, les USA détruisent systématiquement toutes les infra-structures afin qu’il n’y ait plus d’Etat. Raqqa en est le symbole :

Un drone a capturé des images à couper le souffle de Raqqa, ancien fief de Daesh récemment libéré des terroristes, qui semble être devenue une ville fantôme : 

https://francais.rt.com/videos/44846-ville-morte-malgre-liberation-raqqa

Par leurs bombardements, les États-Unis et leurs alliés dans la soi-disant coalition anti-Daech ont réduit à des ruines la ville de Raqqa. Les bombardements de la coalition sous commandement américain ont enterré sous les ruines de Raqqa des milliers de civils : Raqqa c’est donc une Dresde syrienne rayée de la carte en 1945 par les bombardements anglo-saxons USA et GB.

Ceux qui ont fuit la ville se voyaient confisquer leur carte d’identité par des combattants du Parti de l’union démocratique (PYD) [et de leurs milices YPG], branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) turc.

Lors de la dernière phase des opération marquée par de très nombreux raids aériens de la coalition, la population civile s’est vue obligée de fuir la ville : de nombreux civils ont ainsi trouvé la mort dans les bombardements. Ainsi cette ville qui comptait plus de 900 000 âmes est aujourd’hui déserte de ses habitants : ils vivent dans des camps de réfugiés (sous des tentes) ou ils sont morts.

 Raqqa, ville réduite en ruines par les bombardements de la coalition militaire internationale menée par les États-Unis en Syrie. ©AP

 

La vice-présidente du Croissant-Rouge de Raqqa .a déclaré : »Ce que l’on constate à Raqqa, ce n’est pas une libération de la ville, mais sa destruction. Il n’y a actuellement plus d’école, plus de mosquée et les bâtiments publics ont tous été détruits. Les puits qui fournissaient l’eau à boire aux civils sont aussi tous en train d’être bombardés. Et il n’y a plus que deux boulangeries pour toute la ville. « 

 

De plus, le président du Croissant-Rouge de Raqqa, Fouad al-Asaf, a lui aussi affirmé que la coalition internationale poursuivait  » la politique de la terre brûlée, ayant détruit 65 infrastructures publiques, dont la plus importante était l’usine de sucre, un élément crucial de l’économie de Raqqa. Il a ajouté aussi que ladite coalition attaquait aveuglément les écoles, les boulangeries et les bazars qui sont désormais vidés de leurs clients et de leurs marchandises.« .

 

Les États-Unis projettent avec l’Arabie Saoudite de reconstruire Raqqa pour en faire la capitale d’un nouvel Etat dans le cadre de la partition de la Syrie. Ce plan a des chances de réussir avec les milliards du pétrole de la plus grande monarchie du Golfe.

La France n’a pas tardé à afficher sa position sur le statut de Raqqa. Elle a été encore bien plus insolente. « Une fois que la ville de Raqqa sera reprise aux terroristes de Daech, la mise sur pied d’un État à Raqqa sera l’une des priorités de la France  », a affirmé la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Romatet-Espagne.

Les intentions sont claires, ainsi pour repeupler le « nouveau Raqqa » de familles nouvelles (kurdes, FDS, daech reconditionnés,….), les Forces démocratiques syriennes (FDS), ouvrent le feu sur les réfugiés et empêchent leur entrée dans la ville tout récemment libérée de Raqqa !!!!!…

L’avenir de Raqqa est actuellement entièrement entre les mains des États-Unis. En effet, Brett McGurk, l’émissaire des USA auprès de la coalition internationale, l’a affirmé avec véhémence à Raqqa :«  Jamais plus le régime syrien ne mettra pied à Raqqa  ». Source : le site officiel des Forces démocratiques syriennes.

Mais, dans les jours qui précèdèrent la chute de Raqqa un événement étrange s’est produit.

 

 

II –  Des centaines de terroristes ont fui Raqqa 4 jours avant sa chute !!!!!

Selon de nombreux témoignages recueillis par la chaîne d’information britannique BBC, des centaines de combattants de Daesh auraient été évacués de Raqqa quelque jours avant la conquête de la ville.

 

Après une enquête de terrain, la BBC a révélé que des centaines de terroristes auraient été exfiltrés de Raqqa avec l’accord tacite de la coalition internationale, avec femmes et enfants, afin de précipiter l’issue inéluctable de cette bataille.

« Nous avons transporté environ 4 000 personnes, dont des femmes et des enfants », témoigne ainsi un des nombreux chauffeurs réquisitionnés pour l’opération qui a eu lieu le 12 octobre 2017(5 jours avant la libération de la ville).

Un autre des chauffeurs, du nom d’Abu Fawzi, rapporte la façon dont ceux-ci auraient été mis devant le fait accompli, croyant n’avoir qu’environ 200 civils à évacuer et quelques heures de travail. Les chauffeurs auraient finalement mis trois jours à effectuer leur tâche, apprenant par surprise qu’ils auraient à convoyer des combattants de Daesh en lieu et place de simples civils. !!!!!!!!!!

Poids lourd évacuant des djihadistes de Raqqa vers le 12 octobre 2017, capture d’écran vidéo ©BBC

Les chauffeurs ont eu à convoyer aussi d’importantes quantité d’armement et de munitions. « Un essieu [de camion] s’est cassé sous le poids des munitions », se rappelle ainsi Abu Fawzi.

Un autre chauffeur interrogé par la BBC estime la taille du convoi (djihadistes et civils compris) à six ou sept kilomètres de long, progressant dans les rues dévastées de Raqqa.Selon ce même témoin, 50 camions, 13 bus, ainsi qu’une centaine de véhicules appartenant aux terroristes auraient été nécessaires pour mener à bien l’évacuation.

Tout ceci c’est fait sans l’accord de Damas. Les chauffeurs auraient reçu des milliers de dollars pour leurs services.

Le convoi est parti vers le sud renforcé les positions de Daech face à l’armée syrienne. Pour les Etats-Unis cela s’appelle combattre Daech !!!

Selon la BBC, Il a bien fallu un accord entre la coalition américaine et Daech pour une telle évacuation en direction de Deir ez-Zor.

 

 

III – La course aux puits de pétrole : les Forces armées soutenues par les Etats-Unis au bord de la confrontation avec l’armée syrienne dans la la région de Deir ez-Zor 

 

Pour cette course, « les États-Unis vont toujours utiliser les FDS pour leurs propres objectifs politiques en Syrie  ». Cette déclaration de M. McGurk atteste que les Etats-Unis vont s’en servir de mercenaires pour conquérir les puits de pétrole syriens.

Voici ci-dessous, la carte des puits de pétrole entre l’Euphrate et la frontière irakienne :

  zones de contrôle : Grise : Daech – Beige : armée syrienne – Bleue : Etats-Unis avec les FDS

 

Après la victoire stratégique de Damas à Deir ez-Zor ( https://www.youtube.com/watch?v=JD9WpDsfi-0 ), début septembre 2017, et alors que ses forces continuaient à écraser les poches de la résistance de Daech dans l’ouest de cette ville, les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis ont rapidement avancé à l’est de Deir ez-Zor vers les puits de pétrole.

Les forces de FDS ont accouru à Deir ez-Zor afin de conquérir tout le territoire syrien à l’est de l’Euphrate. C’est cette zone pleine de pétrole que les États-Unis veulent garder avec l’aide des Kurdes et des terroristes « modérés » .

Si l’armée syrienne avance lentement à cause d’une résistance farouche de Daech, comment se fait-il que les FDS-Kurdes-US avancent sans rencontrer de résistance ?

 

 

IV – Les États-Unis, ont scellé un accord de plus avec les terroristes de Daech !!!

 

Curieusement les unités spéciales de l’armée américaine font passer les Forces démocratiques syriennes (FDS) à travers les positions des terroristes islamiques sans rencontrer la moindre résistance de la part des combattants de Daech.

Selon le site d’information panarabe Al-Araby Al-Jadeed, les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis, ont scellé le jeudi 26 octobre 2017, un nouvel accord avec les terroristes de Daech pour que ces derniers leur confient le contrôle de l’est de la province de Deir ez-Zor.

 Le dit accord prévoit le retrait de Daech, sans affrontement ni conflit, des zones de l’est de Deir ez-Zor, surtout des champs pétroliers.

Les premiers résultats de cet accord ne se sont pas fait attendre : les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont pris le contrôle du gisement pétrolier majeur d’Al Omar qui était tenu par Daech, sans combat.

Ce gisement d’Al Omar, situé à une dizaine de kilomètres au nord de Mayadine, sur la rive orientale de l’Euphrate est l’un des principaux champs pétroliers du pays.

https://www.legrandsoir.info/syrie-le-commandement-central-etasunien-declare-la-guerre-a-la-russie.html

De plus, les Américains auraient même promis aux terroristes de Daech de les intégrer dans des « institutions militaires à naître », ce qui ferait sans doute allusion au projet d’un « État kurde » à faire naître par les États-Unis en Syrie, État qui inclurait dans les plans US à la fois Raqqa et Deir ez-Zor ». Cet Etat déborderait largement la zone historique des Kurdes syriens. : http://www.presstv.com/DetailFr/2017/10/28/540154/Syrie-lultime-carte-US-antiRsistance.

 

L’Etat islamique n’est pas encore complètement vaincu, et les graines pour sa prochaine réincarnation sont déjà semées.

 

V – Le secrétaire américain à la Défense James Mattis confirme que son pays ne quittera pas la Syrie car « la lutte contre le terrorisme se poursuivra » 

Alors que l’armée syrienne et ses alliés multiplient les gains militaires sur tous les fronts contre le terrorisme et que tous les analystes prévoient la défaite imminente des terroristes en Syrie et en Irak, le général James Mattis a affirmé mardi 14 novembre 2017, lors d’un point de presse au siège du Pentagone, que  les États-Unis comptaient rester, autant que faire se peut en Syrie !!

Le chef d’état-major des armées des États-Unis : James Mattis. (Photo d’archives)

 

Mattis évoque les accords de Genève mais aussi l’ONU pour justifier la présence étatsunienne en Syrie :
A – Les accords de GENEVE :

Le chef du Pentagone,James Mattis a déclaré le 14 novembre 2017 : « Nous n’allons pas nous retirer tout de suite, pas avant d’obtenir des progrès à Genève. Cela ne signifie pas que tout le monde restera là. Certaines troupes seront retirées. Je dis simplement que nous l’accompagnerons (le retrait, ndlr) de conditions »

Mattis n’a pas hésité à mettre l’accent sur l’importance des « initiatives à long terme » des États-Unis, allant jusqu’à reconnaître que « la présence des militaires US en Syrie constitue un levier de pression dans le cadre d’une solution diplomatique« . Cela a le mérite d’être clair.

Cette idée d’une présence prolongée des États-Unis en Syrie à titre de levier de pression et de chantage, a été évoquée par Mattis après une rencontre entre les chefs d’état-major américain et israélien : les généraux Gadi Eizenkot et Joseph Dunford qui dirige également les troupes de l’Otan dans la région du Moyen-Orient. !!! Cette rencontre secrète signifie qu’Israël veut peser dans la négociation pour défendre son occupation illigitime du Golan syrien.

La réponse du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov ne s’et pas faite attendre :

« Tout cela contredit les accords de Genève et contredit les affirmations du département d’État américain selon lesquelles la lutte antiterroriste était le seul objectif que Washington poursuivait en Syrie ».

En résumé, les États-Unis ne se retireront pas de Syrie tant que les pourparlers de Genève n’auront pas progressé ! : la bonne direction des progrès aux yeux des États-Unis c’est le renversement du régime de Bachar el-Assad.

 

B – « L’autorisation » de l’ONU :

Afin de justifier ses actions militaires en Syrie, Mattis avance l’idée que c’est le Conseil de sécurité de l’Onu qui a permis aux États-Unis de mener des opérations militaires en Syrie, alors qu’en réalité cette autorisation n’a jamais été accordée.

Pour appuyer ses propos le chef du Pentagone estime que c’est l’Onu qui a autorisé les États-Unis à entrer sur le territoire syrien, en adoptant des résolutions contre Daech : En effet, pour Mattis : « L’Onu a déclaré qu’en principe, nous pouvions poursuivre Daech. Alors, nous y sommes allés pour les détruire ».

Et d’ajouter avec assurance : « Mais cela ne signifie pas que nous partirons aussi simplement »,

Or, le Conseil de sécurité des Nations Unies n’avait pas donné son feu vert à l’intervention de la coalition en Syrie.

Par ailleurs, les autorités syriennes insistent sur le fait que la présence américaine en Syrie est illégale, puisqu’elle est réalisée sans le consentement des autorités du pays, à la différence de la Russie, qui frappe Daech à l’invitation de Damas.

 

Remarquons que,c’est l’administration américaine qui est ici dans l’illégalité puisqu’elle doit demander la permission du Congrès afin de mener des opérations militaires à l’étranger. En réalité, cette règle est constamment violée par les différents Présidents des USA depuis 2001. Ainsi, pour combattre les terroristes en Irak, en Syrie, au Yémen et en Libye, l’administration utilise la permission du congrès émise pour combattre Al-Qaïda en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001.

 

 Les propos tenus par Mattis sur la Syrie « contredisent les accords de Genève », ils ne sont pas « conformes aux décisions de l’ONU » et violent la constitution des US

 

 

VI – La situation actuelle mi-novembre 2017

Rappelons que les États-Unis frappent les positions de Daech en Syrie depuis 2014 sans le consentement des autorités de ce pays. Des unités des forces spéciales américaines soutiennent également des groupes locaux opposés au gouvernement d’un pays souverain.

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Les forces gouvernementales syriennes continuent à enchaîner les victoires sur Daech : mercredi 8 novembre 2017, l’armée est entrée dans la ville d’Abou Kamal qui se situe à la frontière de l’Irak.

Or, selon la chaîne libanaise de télévision satellitaire panarabe Al Mayadeen, des images ont été tournées par les satellites espions US et des drones israéliens dévoilant les maillons faibles dans les positions de l’armée syrienne tout au long des frontières syro-irakiennes. Ces images ont été livrées aux terroristes. Ces derniers, il y a quelques jours, ont lancé une vaste contre-offensive contre la ligne du front des forces syriennes réussissant ainsi à s’y infiltrer et à faire une percée dans la ville d’Abou Kamal.

Depuis, de violents combats se poursuivent entre l’armée syrienne et Daech. La chaine Al Mayadeen affirme que des dizaines de raids ont déjà été menés par les avions syriens et russes contre les regroupements de Daech autour d’Abou Kamal, regroupements qui pourraient abriter Abou Bakr al-Baghdadi le chef de Daech !!!.  : https://francais.rt.com/international/45711-bombardiers-russes-frappent-daesh-sud-est-syrie&nbsp ;  ;

Il est clair que les USA s’ingérèrent désormais de façon patente dans les combats et ce, en faveur de Daech qui se fait aider par des équipements électroniques les plus modernes.

 

Aujourd’hui, la ville d’Abou Kamal est militairement tombée et les forces syriennes continuent à mener des opérations de « nettoyage » à travers la ville qui est la dernière tenue par Daech en Syrie.

Parallèlement, en Irak, l’armée irakienne vient de libérer la dernière ville occupée par Daech : Rawa.

Ceci marque la fin de l’Etat Islamique de Daech dans ces deux pays.

 

Or, constatant les derniers succès enregistrés par le gouvernement syrien, les USA n’ont pas attendus pour changer de cheval. Ils avaient préparé, en prévision de la chute de Daech, avec les Kurdes et les soi-disant Forces démocratiques syriennes (FDS) la relève aux djihadistes sanguinaires.

Notons, que les FDS ne sont ni plus ni moins que des forces terroristes reconditionnées par les américains sous une étiquette plus présentable.
Par ailleurs, dans la base US de Al-tanf à la frontière d’Irak et de la Jordanie, sont formée des terroristes dit « modérés » qui devront appuyer les forces FDS ou semer le désordre dans la zone gouvernementale.

Des forces américaines à al-Tanf en Syrie. ©AP/Archives

Au total 13 bases militaires US sont installées illégalement en Syrie avec interdiction de l’approcher à moins de 55 kilomètres. L’armée syrienne qui s’est approchée d’al-Tanf à été violemment bombardée par l’aviation US !!!

Parallélement, l’armée syrienne qui a été au contact des forces FDS, a été bombardée par l’aviation US, un Mig syrien a même été abattu.

 

 

VII – CONCLUSION

Il est clair que les États-Unis ne renonceront pas à leur plan initial de fédéralisation ou de partage de la Syrie. Leur soutien continu aux Kurdes sous prétexte de lutte contre Daech en témoigne avec éclat.

Le pouvoir syrien se voit d’ores et déjà interdit de fait d’accéder à la zone comprise entre l’Euphrate et la frontière irakienne.

Or, maintenant que les États-Unis ont réussi à remplir la mission, ils ont l’intention de s’attarder avec des milliers de soldats dans pas moins de treize bases disséminées dans l’est de la Syrie, pour surveiller le processus politique. Ils ont marqué leur territoire et ils possèdent les puits de pétrole. Maintenant il leur reste qu’a officialiser la partition de la Syrie : Ce sont les grands vainqueurs de 4 ans de barbaries et de massacres.

 

 Aujourd’hui les Etats-Unis contrôle 80% du pétrole syrien : ceci constitue une très grave spoliation pour l’État syrien qui en a bien besoin pour sa reconstruction.

 

C’est donc maintenant que se profile la véritable bataille entre le gouvernement Syrien et les alliés kurdes-FDS des États-Unis pour la récupération de l’intégrité du territoire.

 

Que vont faire les alliés du gouvernement légal de la Syrie ? :

– Le Hezbollah se battra jusqu’au bout au côté de l’armée syrienne

– Les russes oseront-ils affronter les forces de la coalition américaine ? Cette interrogation est primordiale pour l’avenir de l’Etat syrien.

La Russie très pointilleuse sur le respect du droit international aura d’énormes difficultés à le faire le respecter, lors de la prochaine conférence de Genève, par les Etats-Unis qui font ce qu’ils veulent.

La Russie soucieuse de la paix mondiale, par peur d’une confrontation qui pourrait dégénérer en conflit mondial, se laissera-t-elle une fois de plus berner par les USA comme en Libye ou en Ukraine ? Ces deux pays étant aujourd’hui en plein chaos qui a été semé par les étatsuniens.

En tout état de cause, le gouvernement syrien n’a pas le choix. Il a besoin du pétrole pour la reconstruction de son pays . Alors, les États-Unis iront-ils jusqu’à entrer en conflit direct avec la Syrie, l’Iran et le Hezbollah, alliés de Damas ? – Les russes laisseront-ils l’armée syrienne se faire bombarder par l’aviation US ?

A quel prix les USA accepteront-ils de partir de Syrie, si toutefois ils le souhaitent ?

 

La réponse reste ouverte.

 

Cependant, le président russe Vladimir Poutine accueillera, le 22 novembre à Sotchi, ses homologues turcs et iraniens – Recep Erdogan et Hassan Rouhani – lors d’un sommet trilatéral. Ces trois pays partagent un profond sentiment d’inquiétude par rapport aux stratégies régionales de Washington et ont le sentiment qu’un point d’inflexion a été atteint.

L’agence de presse turque Anadolu a indiqué que cette réunion portera sur la Syrie et la situation globale au Moyen-Orient. Le point le plus important de cette réunion est le processus de transition politique en Syrie. De ce sommet historique peut sortir des éléments de réponse à toutes les questions précédentes.

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