Ce qui domine sur le net en nos temps tellement progressistes que l’ignorance et l’inintelligence deviennent des genres de nouvelles médailles c’est l’absence quasiment totale de compréhension du second degré ou de l’ironie. L’esprit de sérieux domine, et la gravité des imbéciles, celle qui les fait se sentir important ne serait-ce qu’un bref instant fugace. Parmi ceux-ci on trouve pour les plus remarquables les auteurs engagés.

Le nécessaire engagement de la littérature, engagement bien-pensant bien entendu, il ne peut y avoir d’auteurs de droite par exemple, c’est quasiment interdit à moins d’être dans le rôle du « réac » de service. C’était devenu une des rengaines les plus serinées depuis des décennies mais celle-ci est beaucoup moins audible car les leçons de morale de ces petits marquis de la bonne conscience politique portent moins au sein du peuple et même parmi les pseudo-élites. Les « gens », comme ils appellent tous les autres en dehors de leur milieu, les « gens » sont bien ingrats…

Les auteurs ou plutôt les zôteurs se sont engagé successivement contre la guerre du Vietnam, pour les palestiniens, contre le racisme, contre la guerre même (la guerre c’est pas beau il est vrai) voire mieux encore contre la pauvreté, ce qui n’a jamais supposé le partage des richesses et des bénéfices des ventes des livres étrangement. On se demande bien pourquoi toutes ces grandes consciences tellement de gauche que c’en est impossible ne partage pas leurs biens.

Puis pour Israël, pour la guerre (mais alors dite humanitaire), pour l’ingérence mais selon des bonnes intentions dictée par la bonne conscience…

L’auteur comprend, on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche, y compris chez les littérateurs mais parfois un peu de cohérence ne nuit pas entre les bonnes intentions et la réalité des actes.

Depuis quelques années cela devient dangereux de se revendiquer de certaines causes pour vendre du papier. Il y aura toujours des militants pour se prétendre encore plus purs dans leurs intentions et leur défense des droits de telle ou telle minorité, ethnie, groupe religieux (cochez la mention inutile). Donc, nos zôteurs engagés courageux mais pas téméraires ont décidé de se battre avec panache contre le nazisme et l’antisémitisme hitlérien. Ce sont des foudres de guerre à n’en pas douter. Mais ce sont des malins et ressasser la mauvaise conscience encore et encore et encore permet d’être non pas lu mais du moins reçu à la télévision.

Personne n’osera alors remettre en cause leur absence de talent littéraire ou d’imagination quelconque. Ils combattent les nazis, c’est quand même une preuve suffisante ma bonne dame….

…Pensez donc. Cela mérite bien des prix littéraires. En s’engageant contre le nazisme soixante-douze ans après sa défaite, ils ne prennent pas grand risque et en plus par extension s’opposent à vous voyez quel parti, suivez mon regard, qui rappelle les z-heures les plus sombres de notre histoire. Un parti bien plus dangereux que tous les islamistes réunis, un parti bien plus diabolique les autres. Il paraît pourtant qu’en France un autre parti a quasiment tous les pouvoirs et disposent de députés qui votent docilement à l’Assemblée sans plus se poser de questions, qui réfutent tous les amendements déposés et qui refusent le débat, voire pour d’aucuns qui proposent pourquoi pas de voter à distance via internet ou le smartphone.

Pourquoi s’embêter autant ?

Pourquoi ne pas supprimer carrément le débat démocratique ?

Mais cela visiblement n’intéresse pas beaucoup nos écriveurs. Ils sont comme beaucoup, ils chipotent sur la liberté en enfants gâtés…

…et la littérature devient un grand déversoir de confessions plus ou moins bien écrites, à quelques exceptions près.

 

Sic Transit Gloria Mundi, Amen

Amaury – Grandgil

illustration prise ici

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