Et si on lancait le hashtag : #jeconnaisunhandicapé

L’un des premiers philosophes à écrire sur le handicap, sans le nommer ainsi, fut Denis Diderot dans sa « Lettre sur les aveugles à l’usage de ceux qui voient » (1749).

Le substantif masculin handicap a été utilisée pour la première fois en 1827 dans le sport, et plus particulièrement dans le domaine du cheval. Un handicap correspondait à la volonté de donner autant de chances à tous les concurrents en imposant des difficultés supplémentaires aux meilleurs. Dans le golf, de façon à assurer l’équité entre les joueurs, le handicap est le nombre qui définit le niveau du joueur. Il indique le nombre de coups en plus que le joueur est autorisé à faire pour rester dans les points. Quelques bons joueurs peuvent même avoir un handicap négatif.

Au cours de la fin du XXe siècle, la notion de handicap a changé de référentiel, s’appliquant d’abord à l’individu puis à son interaction sociale et plus généralement avec l’environnement.

Au fil du temps, le handicap est devenu la première cause de discrimination en Franceet le sujet n’est toujours pas traité à la hauteur des attentes et des espérances.

Tout partait du bon sens, la reconnaissance du handicap permettait d’être équitable les uns envers les autres. Et pourtant, la philosophie du sport n’a pas su être transposée à celle de la société humaine. Les personnes en situation de handicap sont, involontairement mais malheureusement depuis toujours, discriminées pour l’accès au marché du travail, du logement, des transports et de l’éducation. Il faut donc cesser de considérer les personnes aveugles comme des citoyens de second rang. Si on avait transposé le handicap sportif au handicap civil,

un enfant qui naît handicapé ne devrait pas avoir les mêmes droits que les autres, mais devrait avoir plus de droits pour assurer la justice et l’équité sociale

Qu’attendons-nous pour agir dans le sens d’une justice sociale ? peut-être un hastag #Jeconnaisunhandicape ? ou #Balancetonhandicap ?

Malheureusement, le monde économique, les marchés financiers voire même les politiques publiques ne sont pas et ne seront jamais intéressés par la cause du handicap car c’est une question de « Taille du marché ». Bien que les personnes en situation de handicap représentent plus de 20 millions dont 12 millions d’individus actifs, la mise en braille des produits alimentaires n’apporterait pas de marché supplémentaire car bien que déficient visuel, ils sont déjà consommateurs.

La « taille du marché » ne serait pas suffisante pour gagner de la marge sur le produit, ne serait pas suffisante pour gagner des parts d’électeurs…

Que faut il faire pour qu’ils prennent conscience de l’importance et de l’enjeu de l’inclusion des personnes en situation de handicap ?

Faut il montrer aux pouvoirs publics et aux différents acteurs de l’économie, de la justice ou/et société que les personnes handicapées sont là, ils vivent, ils veulent vivre, ils veulent rêver, ils veulent manger, ils veulent s’envoler ? 

Alors oui, s’il le faut, si cela peut faire avancer la situation et la cause en faveur du handicap, je demande à chacun d’entre nous de dire s’il connait une personne en situation de handicap, si il est en situation de handicap ou encore si vous êtes tout simplement sensibilisé à la cause du handicap avec le hashtag

#Jeconnaisunhandicapé.

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