Extrait
Blythe Masters ou la nouvelle Eve

«Running from an Angel Running to the Devil ; I gave up on you a long time ago ; Well, there’s something I want you to know, Your lying and cheating really tore us apart»
Hootie & The Blowfish – Live in Charleston

Elle a refusé des interviews à Newsweek, au Times, au Telegraph et même aux télévisions américaines et anglaises. Normal : sa banque veut à tout prix que son nom reste dans l’ombre, que Blythe Masters soit oubliée, et que son nom ne devienne jamais connu car le grand public ne comprendrait alors qu’une chose, que la JP Morgan est la grande responsable de cette crise. C’est pour cela qu’après la faillite de la banque Lehman Brothers, la femme qui a inventé les «armes financières de destruction massive» n’a jamais été vue à la une de Newsweek, de Fortune ou de Forbes. Même le magazine féminin Elle est passé à côté… Hélas, un article du Guardian de Londres l’a immortalisée à jamais comme LA FEMME qui a déclenché la crise mondiale, et cela grâce au livre de Gillian Tett, une journaliste visionnaire du Financial Times. Songez que le prestigieux Time Magazine avait dressé le 11 février 2009 la liste des «25 personnes responsables de la crise financière» et que son nom n’y figurait même pas ! Ni sur la liste des «25 responsables» du quotidien britannique The Guardian*, légèrement différente de celle du Times. Et Dieu seul sait si tous les journalistes de ces deux titres avaient remué ciel et terre pour avoir les noms des principaux acteurs de la crise.

Incroyable !

Dès le début, j’avais informé Blythe Masters que j’allais écrire ce livre, mais aussitôt, elle a reçu l’interdiction de la direction de la communication de la JP Morgan de me parler. L’ayant surnommée dans la Revue de Presse Internationale La Catherine de Médias des Subprimes, et ayant lu à l’antenne le poème acide d’un lecteur tombé fou amoureux d’elle, cela n’avait manifestement pas plu à la banque, bien que l’humour anglais de Lady Masters aurait dû apprécier la prose à sa juste valeur (à terme).

J’ai décidé d’écrire ce livre après avoir découvert la portée phénoménale de ses actions et surtout son rôle majeur (bien que son nom n’apparaissait quasiment nulle part en 2008) dans le déclenchement de la plus grande crise économique que l’histoire de l’Humanité ait connue. Je crois d’ailleurs que depuis la fameuse Eve du jardin d’Eden mythique, jamais aucune femme n’a eu une telle influence sur la destinée des hommes. Avec une différence capitale cependant : contrairement à Eve, Blythe Masters est bien réelle, elle boit de temps en temps des cocktails à base de gin, elle achète des grands appartements en Floride, court dans Central Park, participe à des concours d’équitation, a un vrai petit jardin sur le toit de son immeuble de Tribeca, bref elle est humaine et vit parmi nous dans cet espace-temps.
Présentation de l’éditeur
Avec d’autres mathématiciens de la JP Morgan Bank, l’anglaise Blythe Masters a mis au point la formule magique qui a transformé le papier en or et qui a rendu les banquiers complètement fous. Inconnue du public, Blythe Masters est pourtant, selon la formule consacrée du Guardian de Londres  »La femme qui a inventé les armes financières de destruction massive », armes qui ont, selon Newsweek  »libéré un monstre » qui est toujours en train de détruire progressivement l’économie mondiale, jusqu’à l’inévitable banqueroute universelle. La banquière de la JP Morgan qui a déclenché la crise économique mondiale en inventant les credits default swaps qui ont ruiné les banques. Un livre incroyable qui retrace les véritables raisons de la crise économique actuelle et qui va obliger les français à travailler deux années de plus, juste pour compenser les pertes de Wall Street. En effet, les banques cachent encore une très grande partie des 55 000 milliards de dollars d’emprunts toxiques qu’elles ne reverront jamais en positif dans leurs bilans. Le journaliste Pierre Jovanovic retrace dans ce livre comment le destin hors du commun de cette jeune diplômée de Cambridge a involontairement croisé celui de centaines de millions de personnes, mises au chômage par les effets de la crise, simplement parce que tous les banquiers de la planète ont écouté, fascinés, son Evangile des crédits Default Swap au point qu’ils ont fini par copier et plagier sa formule  »magique » qui les mène, en ce moment même, à leur perte.

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