Le tribunal de commerce de Bourg-en-Bresse a examiné mercredi les deux offres de reprise du constructeur et carrossier de bus et véhicules de sécurité Vehixel, employant 146 personnes et placé en redressement judiciaire le 26 juillet.

Le tribunal rendra sa décision lundi.

Sur la quinzaine de marques d’intérêt exprimées fin septembre, deux 
seulement étaient en lice. Mais une seule, émanant du frère du PDG de Vehixel, Eric Trouillet patron du groupe Trouillet (carrossier, constructeur 
industriel) a retenu l’attention du tribunal, a expliqué à l’AFP Evan 
Belhachemi, délégué CFDT.

La seconde offre provenant de la société AB Nat (location de véhicules de transport) a été rapidement écartée, le tribunal l’ayant jugée « insuffisamment étoffée et sans garantie bancaire », a-t-il ajouté.

L’offre d’Eric Trouillet, qui prévoit de ne reprendre que 75 des 146 salariés de Vehixel et de racheter pour trois euros symboliques le bâtiment, les brevets et le stock estimé à près de 400.000 euros, n’a toutefois pas donné pleine satisfaction aux juges consulaires, selon le syndicaliste.

Ils l’ont prié de la réévaluer, mais sans succès, a expliqué M. Belhachemi 
qui s’est dit « pessimiste ».

Fondé en 1957 et implanté à Attignat (Ain) et à Bourg-en-Bresse (unité de 
production), Vehixel a réalisé en 2016 quelque 35 millions d’euros de chiffre 
d’affaires. Mais, selon la CFDT, la société a connu une baisse de 40% de son activité au premier semestre 2017.

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