MÉLENCHON CONTRE VALLS, MATCH NUL

Un match nul dans tous les sens du terme, nul parce que d’aucune utilité, nul sur la forme, inacceptable de la part d’un chef de parti et d’un ancien premier ministre.

Deux coqs se battant pour pour un poulailler, tous les coups sont permis, même les coups les plus bas de part et d’autre dans cette escalade de violence.les injures fusent de toutes part.

Pour la conquête de quel poulailler ? telle est la question. Cette attitude les disqualifie tous les deux.

Qu’ont-ils à y gagner, l’un comme l’autre ? apparemment rien !

On va essayer d’y comprendre quelque chose.

Ces deux coqs de combat ont eu un tronc de parcours commun, anciens Rocardiens, puis ayant travaillé avec Jospin premier ministre, anciens élus de l’Essonne, qui se haïssent depuis longtemps et cela a empiré quand Valls est devenu ministre de l’intérieur sous François Hollande.

 

Les raisons de la colère

Leurs divergences profondes ne datent pas de ces jours ci

Leurs conceptions de la société Française sont radicalement opposées.

 

Mélenchon, il ne supporte plus grand monde depuis sa non présence au second tour de la.présidentielle. Il n’a pas digéré sa défaite.

Il a du mal à maîtriser son langage lui qui pourtant est un maître dans la discipline, et sait manier le verbe avec dextérité.

Mélenchon n’a pas digéré certaines positions de Valls

L’affaire Léonarda, la déchéance de nationalité, les White et Blancos, et surtout l’élection dans l’Essonne de Valls devant la candidate FI Farida AMRANI par 139 voix de différence.

C’est ajouté à cela la nomination de Valls à la présidence de la mission Parlementaire sur la nouvelle Calédonie. Commission que Mélenchon s’est empressé de quitter. 
 

Valls lui a besoin d’exister, ses échecs successifs l’ont isolé, alors il veut recréer une « bande à Valls » ; quel meilleur moyen que d’être au centre d’un polémique, et de s’affronter régulièrement à Mélenchon. La politique spectacle, on y est en plein.

Leurs relations conflictuelles serait passées à l’affrontement violent sous le prétexte d’une phrase qui aurait été dite par Mélenchon, à l’assemblée nationale.

 »je ne m’assoie pas à côté d’un nazi » Il faut employer le conditionnel car c’est une phrase que Valls n’a pas entendu mais qui lui aurait été rapportée par David Habib qui a confirmé dans les GG le terme nazi employé par Mélenchon.

Alors remontent à la surface tous leurs différends, des années de mépris réciproque.

L’Affrontement est frontal sur des sujets comme l’immigration, l’Islam le communautarisme.

Leurs arguments ne manquent pas de dureté.

 

Valls dénonce le communautarisme, et brandit l’étendant de la laïcité..

Il dénonce la complaisance de la France insoumise envers l’islam radical

Obono et ses dérapages successifs sont du pain bénit pour fourbir son accusation d’islamo gauchisme, d’islamo compatibilité.

Elle offre à Valls un terrain d’attaque idéal.

Valls ressort des propos tenus en 2015

« J’ai pleuré toutes les fois où des camarades ont défendu, mordicus, les caricatures racistes de Charlie Hebdo ou les propos de Caroline Fourest au nom de la ’liberté d’expression’ (des Blanc-he-s/dominant-e-s) ou de la laïcité ’à la Française’. Mais se sont opportunément tu-e-s quand l’État s’est attaqué à Dieudonné, voire ont appelé et soutenu sa censure… »

Ensuite elle a récidivé à plusieurs reprises causant l’étonnement et la réprobation même à gauche.

 

Mélenchon lui pense que le communautarisme n’est pas un problème et que Valls fait des amalgames et adopte les positions d’extrême droite.

Melenchon dénonce l’Islamophobie de Valls et ses propos discriminatoires envers les musulmans et l’Islam.

Et on ressort bien sur les dérapages de Valls. Les White et Blancos etc.

Mélenchon a adressé une lettre, au président de l’Assemblée nationale dans laquelle il écrit que l’homme porté à la tête de la commission est

« un personnage extrêmement clivant, qui suscite de forts rejets du fait de sa proximité avec les thèses ethnicistes de l’extrême droite et avec des dirigeants de l’extrême droite israélienne ».

Nazi et défenseur de la droite Israélienne c’est un peu contradictoire, mais, ni lui ni,Valls ne sont à une contradiction près.

 

Ni l’un ni l’autre par ailleurs ne font dans la dentelle. Les noms d’oiseaux ont fusé

« Tu n’es qu’une ordure ! Un pauvre type ! Une merde ! »

 » et toi un connard »

 

Macron lui en rit à s ‘en fêler les côtes. Avec des ZOZOS pareils, il va pouvoir continuer son quinquennat en roue libre. La crédibilité des oppositions a du plomb dans l’aile, et Valls ne fait plus le poids, il est en vassalisation provisoire sûrement, quand à l’opposition LR, elle prête déjà à rire avant que d’exister.

Le FN lui est en pleine bataille des chefs

les syndicats eux ne drainent plus grand monde, c’est difficile de mobiliser contre Macron quand on a conseillé de voter pour lui.

Quant à Mélenchon , il se perd en querelles inutiles et ferait bien de méditer cette citation de La Fontaine.

« Rien n’est si dangereux qu’un ignorant ami,

mieux vaut un sage ennemi

Il vous fera causera moins de tort »

 

Macron va traverser son quinquennat en souverain tranquille dans son carrosse doré et mettre en place sa vision mondialiste, sans être dérangé par qui que ce soit.

 

Le premier de cordée a décidé de laisser en bas de la montagne les 60% qui ont osé dire qu’il ne croient pas en lui après son opération de communication. Il persiste et signe. Il a dit ce qui ferait, il fait ce qu’il a dit,  »la ferme dans les rangs ».

Il fallait réfléchir avant. Je pense qu’il a raison, on a le pouvoir que l’on mérite et pour lequel on a voté.

 

Quand les ego auront fini par s ‘affronter, les traîtres de se faufiler dans les allées du pouvoir, alors on aura un jour peut être une opposition digne de ce nom.

 

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