Désormais, dans les écoles, les collèges, les lycées, tout passe par des écrans informatiques : pour enseigner, pour apprendre, pour faire l’appel en classe, pour communiquer avec les familles ou avec l’administration…
 
Toutes les salles de classe sont équipées d’écrans d’ordinateurs : la révolution numérique est en marche et, en une dizaine d’années, tout a changé.
 
Le cahier de textes de la classe est numérique : le professeur indique en ligne tout le travail effectué en classe, les exercices à réaliser, les leçons à apprendre.
L’ordinateur est ainsi un outil précieux de communication.
 
Pour autant, le « tout numérique » comporte des dangers.
En privilégiant des apprentissages ludiques, on en oublie le sens de l’effort… On laisse de côté la mémoire pourtant essentielle dans la formation des individus.
Que deviennent la patience, la lenteur ? 
 
De plus en plus de jeunes sont hyperconnectés chez eux : ils ont déjà un ordinateur, un smartphone, une tablette. On peut même parler d’addiction pour certains adolescents qui ne quittent plus leur portable.
 
Et on leur offre, encore, dans les lycées et les collèges un ordinateur, un nouvel écran… 
 
La dispersion favorisée par les images des écrans n’est pas bonne, les élèves ont besoin d’apprendre la rigueur, de se confronter à des difficultés pour progresser. Les obstacles sont formateurs et on en vient à les supprimer par des apprentissages ludiques. On le sait bien : la pédagogie de la découverte et du jeu comporte des risques… on oublie de donner des bases essentielles pour la formation du raisonnement.
 
Les enseignants eux-mêmes sont amenés à corriger des tests d’évaluation, avec des codages compliqués, et ils deviennent ainsi des outils du numérique, des robots.
Leurs outils de travail sont dématérialisés : le livre électronique rentre peu à peu dans les établissements scolaires.
Bientôt, les profs seront peut-être remplacés par des vidéos, et c’en sera fini du contact entre l »élève et l’enseignant.
 
Le numérique n’est donc pas une panacée qui permettrait de résoudre les problèmes de l’école, bien au contraire. Il ne doit être utilisé que comme un appoint, en complément de l’enseignement délivré par les enseignants.
 
 Ainsi, Steve Jobs, lui-même, fondateur d’Apple, a toujours préservé ses enfants de l’envahissement des nouvelles technologies… Ceux-ci n’ont jamais utilisé d’Ipad.
 
La plupart des innovateurs du numérique limitent l’utilisation des écrans par leurs enfants à 30 minutes par jour pendant la semaine, alors que d’autres ne tolèrent l’usage de la technologie que pendant le week-end.
 
On le sait : la surconsommation d’écrans est néfaste, elle entraîne une certaine passivité, une déconnexion de la réalité, un émiettement, un éparpillement de l’attention…

 
 

http://rosemar.over-blog.com/2017/09/la-numerisation-de-l-ecole-et-ses-dangers.html

 

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L'école et les dangers de la numérisation...

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