Depuis la fin des années 60, ce type de distinction exprimée avec un vocabulaire qui me semble plus venu du XIXème siècle hugolien que du XXème et encore moins de notre siècle, bien qu’il se caractérise par un creusement certain des dites inégalités !

Pourquoi ce malaise de ma part ?… D’abord un constat : Les plus riches de nos concitoyens ne tirent pas leurs revenus de LEUR travail mais du travail DES AUTRES ! Et entre le salaire des plus hauts cadres, voire les revenus des valets politiques directs des plus gros patrimoines et plus importants revenus, et ceux des oligarques de la finance et des actions il existe un fossé qui a tout du grand canyon du Colorado !

D’une part, il y a donc bien dans nos sociétés une minorité de gens dont la fortune ne résulte pas d’une quelconque utilité pour le reste de la société mais de l’exploitation du travail des autres… Des gens qui par ailleurs constituent le « haut du panier » en matière de richesse.

D’autre part, et surtout depuis la deuxième partie des années 70, si l’écart se creuse de plus en plus entre cette « hyper-classe » et l’ensemble de la société, à l’opposé, on assiste au contraire à un tassement de l’éventail des revenus, particulièrement au niveau des salariés, qui tout en ne résolvant pas – loin de là – le problème des moins bien rémunérés (et encore moins celui des chômeurs ou des petits retraités) aboutit en fait à la « smicardisation » des salariés et à la non reconnaissance pécuniaires des qualifications…

Loin d’être un exemple de justice sociale à l’égard des moins fortunés de notre société – comme le prétendaient (et parfois le prétendent encore…) les tenants de la FAUSSE GAUCHE – Cela a représenté en terme d’économie sur la masse salariale pour le grand patronat une aubaine colossale depuis au moins 45 ans, sans que le saupoudrage pseudo-social par une augmentation minable des seuls bas salaires qui n’est et ne fut que poudre aux yeux résolve le problème de l’indécence chronique de ces derniers face à l’augmentation constante du coût de la vie (surtout pour les produits du quotidien).

Il devient donc urgent de mettre au panier le vocabulaire XIXème siècle revenu à la mode pour retrouver celui que les vrais syndicalistes issus de la Résistance et de l’époque des réformes du Conseil National de la Résistance employaient et de remplacer le mot pauvre par celui d’EXPLOITE et celui de riche par EXPLOITEUR… Car, au final, c’est bien là que se situe la véritable « fracture sociale ».

 

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