La grosse Bertha médiatique canarde les Insoumis à pleine bouche : des broutilles montées en épingle, des paroles détournées ou isolées de leur contexte à l’occasion de passages dans des émissions de grande écoute qui ressemblent parfois à des guet-apens, un député quasi accusé de détournement de biens sociaux parce qu’il n’a pas encore libéré la HLM (comme s’il était indigne de prendre le temps de la réflexion avant d’emménager dans un nouveau cadre de vie ) qu’il occupait avec sa compagne, laquelle est accusée de surcroît par le palmipède déchaîné de ne pas payer ses impôts ou ses cotisations ( qui sont plutôt des redevances ) à l’ordre des avocats après avoir été accusée de pactiser avec le diable en acceptant un poste de chroniqueuse chez Ardisson.

 Les mêmes qui font assaut de flagorneries devant les initiatives régressives du gouvernement de sa majesté Macron sont soulagés maintenant que Richard Ferrand bénéficie d’un non-lieu pour échapper à la sanction de ses petits arrangements couverts par la prescription.
Ces journalistes rivalisent d’ingéniosité et même d’inventivité au service de leurs maîtres milliardaires sans d’ailleurs que ces derniers aient besoin de leur intimer quelque ordre que ce soit tant ils sont drillés et savent anticiper leurs désirs.

Les Monsieur Propre du système jouent donc les indignés parce que Madame Garrido a accepté de participer comme chroniqueuse indépendante à une émission télévisée d’une chaîne détenue par Mr Bolloré.

 

Le sentiment de leur inexistence sans l’onction de leurs maîtres fait qu’ils ne se croient jamais de trop surtout pour arbitrer les élégances.

 

Ils – surtout ceux qui s’engraissent des prébendes du pouvoir – peuvent évidemment réclamer des élus de la France Insoumise qu’ils mènent une vie d’ascètes et n’envisagent en aucune manière d’améliorer leur ordinaire tout en restant fidèles à leurs idéaux.

 

Sauf que le programme de la France Insoumise n’est pas un programme spartiate et qu’il vise au contraire à apporter à la population le maximum de confort et de stabilité, à lui assurer un avenir, ce qui est loin des préoccupations des préposés de Macron et de ses commettants qui visent surtout à assurer un avenir aux détenteurs de capitaux en espérant que, par ricochet, la prospérité accrue des riches ruissellent par gouttes infinitésimales sur ceux qui sont au mieux appelés à être de médiocres petits valets de l’ordre établi.

 

Ce que recèle cette obscène campagne de presse contre les Insoumis est au demeurant plus important que le fond qui est inexistant sauf pour ceux qui sont mentalement disposés à faire feu de tout bois sur les seuls à représenter une opposition cohérente aux mesures de régression sociale dont Macron s’est toujours fait le chantre ( il ne doit son élection qu’au rejet de l’incompétence frontiste ) .

On ne peut donc l’accuser de prendre en traître le peuple de France, du moins celui qui se donne encore la peine de s’intéresser à la chose publique.
Ce qu’il met en œuvre, c’est le programme avec lequel il a viré en tête du premier tour des Présidentielles avec un score certes médiocre et il est donc assez vain de lui reprocher, de faire ce qu’il avait promis de faire, ce qui ne veut pas dire qu’on doit y adhérer.

Jean-Luc Mélenchon se réfère à la rue qui a souvent défait ce que le système électoral avait construit, il a eu recours à une ellipse un peu osée avec la rue chassant les nazis, il faisait allusion au peuple de Paris participant à la libération de Paris,.
Chacun sait et lui le premier que ce n’est que partiellement juste car, quelques semaines avant ces événements, ce peuple de Paris applaudissait Pétain et son régime.

On aurait pu se contenter de condamner d’un point de vue historique l’envolée du tribun et même faire état de la versatilité naturelle des foules ( qui se manifeste par des comportements électoraux que l’on peut vérifier tout au long de l’histoire ) sans aller, comme le firent certains, jusqu’à associer la majorité macroniste avec le terme nazi, ce qui était proprement extravagant.

Mais on s’en est bien gardé.

D’abord la libération de Paris par son peuple fait partie héroïque du roman national instauré par De Gaulle qui n’était pas dupe mais savait qu’il fallait réunir la nation pour reconstruite l’état et qu’il était dès lors plus intelligent de faire semblant de croire à un sentiment quasi unanime de résistance à l‘occupant allemand.

Que Mélenchon s’empare de cet épisode du roman national pour en faire un élément de son discours d’opposition à la politique de Macron et nos censeurs de s’agiter comme des chèvres et de lui faire un procès en contre-façon historique.

 

En réalité, derrière ce feu roulant émanant de tous les pontifes de la presse tant télévisuelle qu’écrite, on perçoit bien la crainte de voir l’opposition des Insoumis à l’assemblée impacter durablement l’opinion publique et tous les moyens sont donc par conséquent bons pour discréditer ses membres même le mensonge ou l’interprétation malveillante de leurs déclarations nuancées.

 

Le Droit peine à définir le radicalisme qu’il soit islamique ou de tout autre nature et ne peut entamer des poursuites qu’a posteriori quand des faits délictueux ont été perpétrés.
C’est en substance que ce qu’a dit Madame Obono ( et qu’elle n’aurait pas dû dire dans un contexte oppressant de chasse aux sorcières ) et la voilà accusée de complaisance voire, dans le chef de certains excités, de complicité avec l’ennemi public numéro un qui n’est pas le chômage ou la paupérisation insidieuse qui menace les Français mais une escouade de mal embouchés dont l’univers mental se limite à accorder foi à des chimères qui ne peuvent même pas mériter la qualification d’utopies tant ce concept suppose une construction intellectuelle dont leur pauvre cervelle ne peut même pas concevoir la simple ébauche.

 

Un loup garou bien commode à exhiber pour détourner les regards des réalités bien plus concrètes et potentiellement douloureuses qui menacent la population, alors les médias se précipitent pour exploiter les interrogations légitimes des gens désemparés.

Reconnaissons aussi que des polémiques sur des symboles comme la présence du drapeau européen ne sont peut-être pas de première urgence même si, sur le fond, on peut émettre des réserves sur sa présence à l’Assemblée Nationale et s’interroger sur la symbolique mariale que cela représente.

 

En fait, toute cette presse de caniveau n’a pas digéré que Mélenchon ne se soit pas précipité dans un soutien explicite à Macron au soir du premier tour des Présidentielles, soutien que l’on aurait beau jeu de lui reprocher aujourd’hui qu’il mène une opposition farouche.

Cette opportunité de fabriquer lui-même les verges qui auraient pu servir à le battre, il ne la leur a pas donnée, d’où ces accusations grotesques ( mais le grotesque n’est plus une aune discriminatoire qui enverrait certains chroniqueurs institutionnels compter les pâquerettes aux champs plutôt que de continuer à nous saouler de leurs inepties ) où il est accusé de complaisance avec les ennemis de la démocratie, lui qui donnerait des leçons de civisme aux pâles tâcherons qui accumulent compromissions ( qu’ils appellent pragmatisme ) en contradiction perpétuelle avec les principes dont ils se font les hérauts.

Ajoutons à cela la polémique sur Mélenchon qui aurait traité Valls de nazi, infondée puisque les sources de l’accusation sont toujours indirectes ( c’est l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme etc. qui a vu l’ours ) mais elles recoupent le faux procès instruit à partir de son discours du 23 septembre.

Valls, l’homme, expert en retournement de veste, qui avait pris, promis juré, l’engagement lors de la primaire socialiste de soutenir le vainqueur et qui s’est empressé de trahir sa parole pour s’aligner, toute honte bue, derrière Macron et qui cherche à exister en jouant les offusqués pour les noms d’oiseau bien mérités que Mélenchon a eu l’audace de lui adresser.

En soi, une polémique avec Valls, un homme fini, n’est pas bien grave tant ce politicien est déconsidéré mais quand l’exploitation médiatique lui donne un retentissement bizarre, vous avez dit bizarre comme c‘est bizarre ! elle s’ajoute à la somme des malveillances auxquelles la France des Insoumis doit faire face et fait face avec talent et courage.

En attendant ou en même temps, Mélenchon est le seul à faire preuve de pédagogie sur sa chaîne Youtube pour exposer les problèmes et dégager les solutions quand les autres sont inexistants même aux yeux de leurs soutiens les plus dociles.

Documents joints à cet article

Tir groupé contre la France Insoumise…

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