« Amnesty International est principalement financée par ses cotisations et dons publics. Aucun fonds n’est demandé ou accepté de la part de gouvernements pour enquêter et faire campagne contre les violations des droits de l’homme. Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, idéologie politique, intérêt économique ou religion. »

C’est l’une des organisations de défense des droits de l’homme les plus influentes au monde, d’après ce que déclare Amnesty International. Dans le même temps, le rapport financier officiel de l’organisation pour 2015 indique parmi les donateurs, des structures comme la Fondation Open Society de George Soros ou la Fondation Ford.

Donateurs d'Amnesty International

La Fondation Nationale pour la Démocratie américaine (NED), qui est officiellement financée par le Congrès américain, via le budget de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), était aussi mentionnée dans les rapports précédents de 2008 à 2010.

Il est intéressant de noter, que lorsque les médias ont commencé à parler de manière croissante de l’implication d’Amnesty International, les références aux articles officiels de l’organisation sur ses revenus et les rapports des années précédentes ont commencé à disparaître d’Internet. Maintenant, il est difficile de trouver confirmation du fait qu’AI a travaillé à une époque pour les intérêts de la NED, une organisation qui a activement soutenu les mouvements des jeunesses arabes, qui ont pris, plus tard, une part active dans la série de « révolutions de couleur » qui ont eu lieu dans les pays du Moyen Orient et en Afrique du Nord.

Le site de l’organisation lui-même est fait de telle façon qu’il est très difficile de trouver le moindre rapport. Sur la page principale vous ne trouverez pas le bon lien, uniquement si vous connaissez l’adresse directe, ou utilisez le moteur de recherche. Un autre fait très révélateur, est que le site n’a désormais plus de rapports antérieurs à 2014.

Même pour ces miettes d’informations que le secrétariat d’AI présente, on peut se demander si l’organisation de défense des droits de l’homme est vraiment une entité indépendante. Étant donné que toute subvention implique l’accomplissement d’une mission spécifique dans l’intérêt du donateur. Prenons par exemple la Fondation Open Society de George Soros, la subvention de cette organisation vise à soutenir les migrants, à les protéger et à les sauver et, en fait, à faciliter leur réinstallation en Europe.

Open Society Foundation

Il est important de noter que les organisations de George Soros et d’Amnesty International travaillent ensemble depuis de nombreuses années. Maintenant, les informations à ce sujet ne sont pas faciles à trouver sur le site web d’Amnesty, mais cette mémoire est toujours stockée sur le site officiel de la Fondation Open Society. À partir de 2008, la fondation a accordé une subvention de trois ans à la branche américaine d’Amnesty International. En juin 2011, Amnesty International a publié un rapport justifiant l’opération militaire américaine en Libye, à la suite de laquelle le gouvernement libyen a été renversé et le pays lui-même a été occupé et détruit.

C’est Hillary Clinton qui a pu peser sur cette décision au sein de la commission des affaires étrangères. Il est prudent de dire qu’à cette époque, Amnesty International a travaillé en étroite collaboration avec les agences gouvernementales américaines. C’est tout d’abord le Département d’État qui a utilisé les résultats du travail de l’organisation en Libye puis en Syrie, quand Amnesty International a fait un autre rapport disant qu’à la prison syrienne de Damas Seydnaya, 13 135 prisonniers ont été pendus, principalement des « civils », par le régime d’Assad de 2011 à 2015. Dans le même temps, le rapport n’a fourni aucune preuve réelle. Les chiffres astronomiques des victimes étaient le résultat de calculs arithmétiques basés sur le témoignage de personnes non nommées dans le rapport. Étant donné que sur la base de ce rapport, des décisions d’importance mondiale pourraient être prises, l’organisation de défense des droits de l’homme pourrait au moins fournir des informations complètes et la logique de ses calculs. Mais, malheureusement, cela n’a pas été fait.

Il est d’une importance fondamentale de noter qu’entre 2012 et 2013, Susan Nossel occupait le poste de directrice exécutive d’AI aux États-Unis, où elle travaillait auparavant comme assistante d’Hillary Clinton (alors secrétaire d’État américaine) auprès d’organisations internationales. En particulier, c’est elle qui a élaboré une résolution sur « les violations des droits de l’homme » en Libye, en Syrie et en Iran. Nossel est connue pour son soutien aux membres des Pussy Riot et sa participation à l’élaboration de la première résolution des Nations Unies sur les droits des minorités sexuelles. De plus, Nossel est l’auteur du terme « Smart Power » (on pourrait traduire cela en français par Puissance Habile).

Susan Nossel

Il est incroyable de voir à quel point les lignes idéologiques d’Amnesty International, de la Fondation Open Society de George Soros et du Département d’État américain sous Hillary Clinton sont proches. Tous défendent les droits des minorités sexuelles, des transgenres, des migrants et des féministes, tout aussi négatifs pour les gouvernements syrien, libyen, irakien, russe et iranien, ainsi qu’une attitude nettement négative envers le nouveau président américain, Donald Trump. En passant, c’est George Soros qui est à l’origine des manifestations aux États-Unis en soutien à Hillary Clinton la veille et après l’inauguration de Donald Trump.

« D’un point de vue politique, l’élection de Donald Trump en tant que président des États-Unis a peut-être été l’événement le plus notable et le plus inattendu : son élection a été précédée d’une campagne dans laquelle il a souvent fait des déclarations qui sèment la division, remplies de misogynie et de xénophobie, et il a promis d’abandonner les droits et libertés civils reconnus et de mener une politique qui sera profondément hostile à la jouissance des droits de l’homme », a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International, dans l’avant-propos du rapport 2016-2017.

D’après lui, «  la dégoûtante rhétorique pré-électorale de Donald Trump incarne la tendance mondiale d’une politique de plus en plus aigrie et axée sur la division  ».

Amnesty International a indiqué dans son rapport annuel que « dès 2017, le président Trump a mis en œuvre ses promesses de campagne xénophobes et a signé un décret qui empêcherait les réfugiés fuyant les zones de conflit d’entrer aux États-Unis  ».

Aujourd’hui, il est presque impossible de trouver des preuves directes qu’en 2008, la branche israélienne d’Amnesty International a accepté un don de 130 186 shekels du département d’État du gouvernement des États-Unis. En 2009, le don est passé à 239 523 shekels. En 2010, la branche israélienne d’Amnesty International a accepté un don de l’ambassade royale des Pays-Bas en Israël pour 60 574 shekels listés comme don d’une entité politique étrangère. En 2011, Amnesty International Royaume-Uni a accepté une subvention de 842 000 £ (faisant partie d’une plus grande donation sur quatre ans) du Département pour le développement international (DFID).

Une subvention sur cinq ans d’environ 3 850 000 £ a été octroyée de janvier 2013 à décembre 2017 via la contribution du gouvernement norvégien au nouveau NRK (Téléthon norvégien). Une résolution de 2011 de l’ICM trouvée sur le site Web d’Amnesty Australie (la page a depuis disparue mais une mention y est faite ici) fait état de la croyance répandue parmi le public selon laquelle aucun fonds de gouvernements n’est accepté. Cependant, la résolution continue en expliquant qu’ils reçoivent un financement direct de sources gouvernementales pour l’éducation aux droits de l’homme.

Ceci est clairement exclu de la déclaration d’Amnesty sur les fonds et les dons. « La collecte de fonds de ce type présente potentiellement des défis pour l’indépendance et l’impartialité d’Amnesty International vis-à-vis des gouvernement », notent-ils. « En particulier lorsque le financement d’une subvention exige des obligations contractuelles spécifiques. Il y a aussi un risque de perception publique que l’indépendance d’Amnesty International est vulnérable ou diminuée lorsque les fonds gouvernementaux sont acceptés. Des sondages auprès des partisans d’Amnesty International ont montré que le fait de ne pas accepter le financement de gouvernements est la principale raison de leur soutien. »

En plus de cacher à un grand nombre de leurs partisans le fait que leur politique peut considérer comme acceptable des financements gouvernementaux pour « l’éducation », Amnesty International a également accepté des dons de la part de sociétés ayant des intérêts politico-financiers. Une note datée de novembre 2007 indique qu’Amnesty n’acceptera les dons d’entreprises que si « Amnesty International a un avantage significatif et que la réputation d’Amnesty International est peu menacée  ». Un extrait de la note indique qu’une entité d’Amnesty International avec un revenu annuel plus de 100 000 £ ne doit pas obtenir plus de 10% de son financement total de la part d’entreprises. Pour qu’Amnesty accepte les fonds d’entreprises, ils doivent passer par une sélection. La note de 2007 indique que la sélection comprend une liste de ressources en ligne disponibles auprès du Secrétariat international (Programme international de collecte de fonds). Le mémo explique comment utiliser une liste de mots clés utiles pour la recherche dans la base de données. La liste des mots utiles fournis comprend : les droits de l’homme ; tribunal ; violation ; responsabilité sociale des entreprises. Pourquoi la Fondation Open Society a-t-elle été approuvée par Amnesty ?

On peut affirmer avec assurance qu’Amnesty International est un mercenaire international engagé par des organisations d’État et des entreprises pour défendre leurs intérêts économiques et politiques.

Et enfin, George Soros est également l’un des principaux sponsors d’une autre organisation internationale de défense des droits de l’homme bien connue – Human Rights Watch.

Alex R.

Traduction depuis l’anglais par Christelle Néant

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