« L’Emission politique » de la rentrée sur France 2 avec Léa Salamé comme hôtesse d’accueil

 

Etaient présents sur le plateau face et contre Emmanuel Todd venu présenter ou tenter de présenter, son dernier ouvrage « Où en sommes-nous – une esquisse de l’histoire humaine » :

Frédéric Mitterrand neveu du président du même nom : un temps producteur-animateur de télé, ministre de la culture sous Sarkozy, auteur… il s’est longtemps vanté de « se faire bouffer le cul » par des petits garçons thaïlandais contre monnaie sonnante et trébuchante dans son ouvrage autobiographique « Mauvaise vie ». Si après la publication de cet ouvrage France Inter se fera un plaisir de l’accueillir sur son antenne, il la mettra en veilleuse tout en assumant néanmoins son passé, son présent – et avenir aussi ? : »La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que jen’ai plus besoin de réfréner. »

No comment.

Si un : faut dire qu’on fait ses saloperies loin de chez soi ; et puis, faut croire qu’il n’y a pas de tribunaux en Thaïlande.

Etait aussi présent Daniel Cohn-Bendit, le camelot de l’Europe qu’on surnommera aujourd’hui non pas « Dany le rouge » mais bien plutôt « Dany le daltonien » ; éternel redoublant de première année de FAC depuis quarante ans et plus, occupé principalement à queuter les nouvelles arrivantes, étudiantes toutes pimpantes, novices et autres ingénues de l’écologie et de la politique-baratin… lui aussi s’est vanté, sans gêne : son vice, son truc, comment dire… sa lubie à lui…consistait à inviter des petites filles de 6 ans à le déshabiller, et d’en éprouver un plaisir indéfinissable ; sa confession sans vergogne chez Pivot aujourd’hui encore en laisse plus d’un et plus d’une sur le cul ; rien de surprenant à cela, puisqu’il en était question.
Frédéric Mitterrand et Cohn-Bendit, unis pour défendre l’Europe face à Emmanuel Todd… tout se tient ; une Europe dégueulasse qui a pour porte-parole deux individus au même attribut.

Après ce duo sans gêne ni honte…

C’est au tour de Léa Salamé : hôtesse d’accueil et gourde qui confond show-business et le journalisme ; la Anne Sinclair des années 2000, passeuse de plats, avenante et carriériste pour le temps qu’il lui sera donné d’intéresser encore un ou deux producteurs, les années passant réduisant ses capacités à continuer de plaire ; une Salamé larbin-esclave de l’audimat comme tant d’autres ; à la première manifestation d’une baisse de l’audience, c’est la porte ; tous le savent ; d’où leur propension à redoubler d’efforts pour attirer le chaland et le garder à l’antenne jusqu’à l’excès parfois : politique, show-business, journalisme et people… arrive alors la question fatidique adressée à un ex-premier ministre : « Est-ce que sucer c’est tromper ? ».

Pour soutenir le trio Salamé, Cohn-Bendit, Frédéric Mitterrand, la clique du service politique de France Télévisions a été mobilisée, assise sur des tabourets de bar, attendant son heure, tous unis contre Todd car ces trois-là (ils étaient trois – autre trio !), piliers des médias, savent qu’il n’y a pas d’avenir professionnel pour quiconque remet en cause la construction européenne ; trio en service commandé, toujours ! Spécialiste des procès d’intention à l’endroit de tous ceux qui seraient tentés de contester la doxa non pas tant européenne que mondialiste ; condition pour continuer de toucher leur chèque en fin de mois ; notre chèque à nous contribuables.

Et puis parce que le show-business n’est jamais vraiment absent et qu’il a toujours raison et qu’en France tout se termine en chanson, d’aucuns iront jusqu’à regretter l’absence d’un Florent Pagny et de ses idées sur la fiscalité portugaise, et les joies de la libre circulation des hommes et des capitaux dans cette Europe tellement enviable et serviable.

Que Cohn-Bendit, le camelot de la construction européenne qui a fini chez Macron, puisse encore chercher à avoir raison contre Emmanuel Todd en dit long sur l’irresponsabilité et la complaisance inouïe – un sentiment d’impunité d’une rare inconscience – de cet individu quand on connaît son bilan politique et social face à tout un électorat de millions de gogos, élection après élection, année après année.

Mais que cet individu soit à ce point sur la défensive face à Todd, explique l’insécurité dans laquelle ce désoeuvré « accro-aux-médias » irrémissible se trouve car, on a beau faire des pieds et des mains, hausser la voix… rien n’y fait : même avec le soutien de toute la classe politique de gouvernement et des médias franco-allemands, difficile de cacher que l’on est maintenant tout nu, sans argument, sans projet, sans capacité d’analyse critique aucune : vide et vidée comme une coquille vide.

 

Finalement, parce que… pourquoi faire les choses à moitié… – à grotesque, grotesque et demi ! – il ne manquait plus à cette table qu’un Jacques Delors ( l’escroc honnête d’une Europe de l’abondance et de la fraternité !) et l’actuel président de la Commission, L.C. Juncker (l’homme qui a organisé l’exonération fiscale d’une centaine de multinationales sur sa terre natale, le Luxembourg – autre image d’une Europe solidaire sans doute ?), pour, à leur tour, tenir tête à Emmanuel Todd ; un Emmanuel Todd qui n’a qu’un seul défaut : être tombé amoureux de son reflet dans les médias jusqu’au cabotinage parfois.

C’est sûr : les médias c’est plus fort que tout, plus fort que toi Emmanuel.

Mais alors, rendons à Todd un service : accueillons-le sur Internet ; il fera un tabac  ! Très vite il remplira tous les Zéniths de France. Et que Todd sache qu’il y a une vie publique hors du service public et des chaînes privées, avec une bien meilleure qualité d’écoute car difficile d’ignorer le fait suivant : le public de la télé n’en est pas un, du moins pas vraiment, puisque la Télé n’est-elle pas ce qui se regarde quand on fait le choix de ne rien faire ?

Tous, nous connaissons la réponse à la question suivante : « Qu’est-ce t’as fait hier soir ? – Rien. J’ai regardé la télé. »

 

Allez… rideau.

 

Auteur de l’article

Serge ULESKI

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