Vous avez été nombreux à me demander un texte exposant notre avis et le mien sur chacun des évènements médiatisés des premiers mois de la nouvelle présidence. Je continue à m’y refuser, estimant nécessaire d’accorder un minimum de temps à Emmanuel Macron pour concrétiser les réformes urgentes lancées. Malgré les imperfections (nul n’étant parfait), je continue à penser qu’en « soutenant le soldat Macron », on soutient la France, car il n’y a aucune alternative politique crédible. Les disciples divisés du « Thénardier Fillon le goinfre » ? Le rassemblement des gauchismes et collectivismes autour du « bolivariste » Jean-Luc Mélanchon ? La famille Le Pen éclatée et sans boussole européenne ? Il faut continuer à faire bloc malgré les « couacs » consécutifs à l’inexpérience et à des conseillers qui se sont avérés faillibles. Ce solide soutien ne doit pas empêcher les critiques constructives, hélas systématiquement bloquées (pour l’instant) par le « vertueux mutualiste » Richard Ferrand.

Oui, vous avez raison ; des mesures socialement désagréables et économiquement récessives se sont accumulées. Effectivement, si elles avaient été annoncées pendant la campagne électorale, certaines de ces mesures auraient écarté la victoire de REM : rabotage brutal des budgets ministériels, suppression des 870 millions € promis pour financer les opérations militaires extérieures passées, massive amputation des emplois aidés dans chaque commune, diminution des APL, baisse du pouvoir d’achat des retraités, etc.

 

Cependant, n’oublions surtout pas que nous étions demandeurs de nombre des principales réformes annoncées de REM, et cela, avant même que Macron ne se lance en politique. Y compris pour le barème des sanctions prud’homales (enfin fixé, avec grande sagesse et justice). Nous ne sommes pas les seuls « marcheurs » à faire des propositions complémentaires au programme initial : Après les lois éthiques, travail et ISF (qu’En Margea soutenues), les députés REM, cornaqués par « l’adjudant » Ferrand, ont subitement réclamé une surtaxe sur les bateaux de plaisance. Pour diminuer les ventes de ce produit de qualité majoritairement français ? Pour inciter les propriétaires de yacht à les stationner hors du hachoir fiscal français ? Pour affaiblir l’emploi dans ces deux domaines connexes au tourisme de luxe, lui-même dangereusement stagnant ?… Les propositions au sein de notre programme En Marge sont aussi légitimes (voire plus utiles et plus urgentes). Elles auront bien plus de chance de réalisation avec Emmanuel Macron qu’avec tous les politiciens de droite et de gauche que nous avons contribué à « dégager ». Car ces baronnies autistes ou/et incompétentes de droite et de gauche n’avaient pas fait ou mal fait le boulot depuis trente ans (sans parler des individus ou gangs ayant tendance à s’empiffrer sur le dos des citoyens).

 

Lorsque la première année sera écoulée, nous présenterons d’une manière plus insistante et explicative la suite de notre liste de revendications et propositions. Notamment :

La santé de qualité pour tous, avec gratuité optionnelle complète, sans gaspillage ou trafic, via carte à puce pour la transparence et le contrôle. Politique de prévention anti-drogue avec préventions et réinsertions médico-professionnelles.

La formation continue accessible à tous, y compris aux chômeurs de plus de 50 ans, sans stages bidons ou détournements, avec gratuité optionnelle suivant projet.

Le nucléaire sécuritaire sans uranium, via des centrales au thorium en partenariat international. Elles sont moins dangereuses, moins onéreuses, plus sécuritaires face au terrorisme et inutilisables pour les lobbies militaires (voir Wikipedia et le n° spécial Sciences et Vie de… Novembre 2011 !). Nos « têtes d’œuf » nous ont aveuglément imposé 10 années d’investissement dans le coûteux EPR (8,5 à 10 milliards €, sans obtenir un seul watt d’électricité…)

L’encadrement des banques, notamment en interdisant les situations de dol, les taux variables abusifs et les spéculations arnaques sur les dangereux produits dit « dérivés ». Rétablissement du service public bancaire pour tout projet financièrement équilibré via amendement de l’imparfaite loi Neïertz.

L’abolition de la loi rétroactive scélérate dite « Hollande » d’août 2014 pour débloquer les 3 décisions de justices (TGI 8-2-2013, 7-3-2014, 25-6-2014) ayant condamné les banques à rembourser 18 milliards d’intérêts abusifs à 270 collectivités territoriales spoliées par des prêts toxiques. Nous ne voulons pas attendre la décision d’appel auprès de la cour de justice européenne puis les autres probables recours pouvant prendre des années. De plus, la jurisprudence qui en découlerait peut entraîner en cascade jusqu’à 240 milliards de remboursements d’intérêts abusifs (payés en final par les contribuables !). Nous proposons un processus original « gagnant-gagnant » de remboursement amiable. Un accord contractuel offrant aux banques volontaires 3 gros avantages : un crédit Banque de France à long terme à intérêt quasi nul, la gestion du flux financier de l’ensemble des remboursements et la gestion d’un fonds d’aide aux investissements locaux (abondé par le remboursement des communes ayant abandonné les poursuites).

La simplification administrative réelle. Notamment, commençons par réduire ces fameuses 30 à 33 lignes « Shadocks » des fiches de paye françaises, qui seraient ramenées à 6 ou 8 lignes comme dans les pays de l’OCDE. En sus d’alléger le fardeau bureaucratique global des entreprises, les éliminations ou regroupements éviteraient que certaines de ces lignes comptables coûtent plus cher en gestion qu’en recettes. Nous rappelons que le taux variable de TVA suffirait très largement à simplifier toutes ces plomberies comptables bricolées par les gouvernements français successifs. Cette instabilité comptable et paperassière brouillonne pèse sur le coût de l’emploi et stresse autant les investisseurs étrangers que nos propres créateurs d’entreprises. Jusqu’à présent, à part quelques simplifications (fort utiles), le maquis des textes réglementaires ne cesse de croitre (Pathétique exemple de l’industrie immobilière et du BTP : le gouvernement envisage lui-même de contourner un lot de récentes lois trop contraignantes voire asphyxiantes. Sans parler des derniers prélèvements financiers et des mesures contradictoires qui vont jusqu’à crucifier l’investissement déjà insuffisant dans le logement social). Le pire est que certains textes de lois ou règlements sont parfois incompréhensibles ou prêtent à confusion pour les ENArques eux-mêmes !

Rétablissement et application du droit sur tout le territoire, y compris en mettant fin à l’incroyable impunité de certaines délinquances administratives, sociales, économiques ou en matière d’immigration (indispensable ouverture d’un vrai débat sur la disparition fin 2012 du délit d’immigration illégale ou sur l’augmentation continue des trafics illégaux). Les policiers sous équipés et en sous effectifs sont souvent épuisés et démoralisés. Les tribunaux clochardisés et débordés sont proches de la rupture. Les prisons saturées et parfois insalubres abandonnent progressivement les fouilles, y compris au niveau du trafic de drogues. Comme pour la défense nationale (dont la moitié du matériel est H.S. et dont le tiers des soldats refusent de prolonger leur premier contrat de 3 ans), les promesses budgétaires sont rarement tenues par les politiciens « Dagobert » prioritairement soucieux de leur confort (voire de leurs goinfreries).

Représentation des usagers dans les conseils de l’administration

pour moins de gaspillages, moins d’injustices et moins de… corruptions (la France est l’un des pays de l’OCDE les plus mal classés en matière de corruption !).

Etc.

 

En Marge est un Think tank trans-partis, ne représentant pas de organisations mais des idées et des citoyens de bonne volonté. Il souhaite contribuer aux réformes avec LaREM en contournant les éventuels caporalismes primaires, y compris du sourcilleux pinailleur Richard Ferrand. Le programme d’En Marge (que les fondateurs ont proclamé comme statutairement incomplet et imparfait) a bénéficié de l’apport économique et écologique des petits ateliers VLC et Alliance (ACCES). Ces propositions concrètes ont le mérite d’exister (parfois depuis le fameux combat anti fracture sociale enterré par Alain Juppé après 1995). Elles seront enrichies et renforcées par vos propres arguments et propositions, puis commentées et débattues publiquement sur le web (notamment sur le site Agoravox).

 

A titre personnel, j’œuvrerai moi-même aussi en faveur d’autres points complémentaires. Notamment : Conception d’un fructueux service national ou international, à la carte, d’un mois à deux ans suivant la technicité, le lieu et les responsabilité librement choisies. Service mis en place avec un budget voté spécifique réparti sur plusieurs ministères, détachant du personnel à cet effet3 porte-avions français (nucléaires ou non) via coopération synergique internationale avec des pays demandeurs d’un type de porte aéronefs à coût rabaissé. En coopération contractuelle européenne et internationale, triplement de la légionavec fortes extensions aéroportées et héliportées bilingues. Mise en place d’un ministère des investissements stratégiques et d’un ministère des importations mettant fin à l’asphyxie voire à la mort ou au dépeçage des industries françaises (une sorte de « coopérative d’achat » pour l’ensemble des produits importés consommés par les administrations). Un ministère au bénéfice des collectivités territoriales, des entreprises françaises, franco-européennes ou européennes, d’une saine concurrence sans handicaps et d’accords bilatéraux pour le partage des productions.

 

En conclusion, ne laissons pas le monopole de la réflexion politique et économique aux politiciens autistes. Prenons part aux débats avec détermination et pesons sur les décisions avec tout le poids de nos argumentaires soigneusement et collectivement améliorés. Le web nous le permet. Les inévitables futurs remaniements ministériels feront peut-être le reste.

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